Science des cheveux
Plongez-vous dans le monde passionnant de la chimie des métaux
Une machine à remonter le temps dans un seul cheveu
Et si vous pouviez remonter le fil de votre histoire biologique, jour après jour, semaine après semaine, à partir d’un simple cheveu ? Cela peut sembler relever de la science-fiction, mais en réalité, vos cheveux constituent un remarquable enregistreur de votre environnement interne et externe. Chez TrichAnalytics, cette « machine à remonter le temps biologique » prend vie grâce à une technique puissante appelée spectrométrie de masse à plasma induit par laser (LA-ICP-MS).
Le cheveu : une chronologie vivante
Les cheveux poussent à un rythme moyen d’environ 1 centimètre par mois. Lorsqu’ils se forment dans le follicule pileux, ils incorporent les éléments qui circulent dans le sang, tels que des nutriments comme le zinc et le fer, mais aussi des contaminants potentiels comme le plomb ou le mercure. Une fois le cheveu sorti de la peau, sa composition chimique est essentiellement figée.
Le résultat ? Une chronologie linéaire encodée tout au long de la fibre capillaire. La racine reflète les expositions les plus récentes, tandis que la pointe raconte une histoire remontant à plusieurs mois, voire plusieurs années.

Comment TrichAnalytics déchiffre cet enregistrement
Pour lire cette chronologie, TrichAnalytics utilise la LA-ICP-MS, un outil analytique de très haute précision capable de mesurer les concentrations élémentaires à des échelles spatiales extrêmement fines, jusqu’à des fractions de millimètre.
Voici son fonctionnement, en termes simples :
- Un faisceau laser focalisé « ablate » (vaporise) des zones microscopiques le long du cheveu.
- Chaque impulsion libère de la matière correspondant à un moment précis dans le temps.
- L’échantillon vaporisé est transporté dans un plasma (un gaz surchauffé), où les atomes sont ionisés.
- Un spectromètre de masse détecte ensuite et quantifie ces ions afin de déterminer quels éléments sont présents et en quelles quantités.
Comme le laser progresse étape par étape le long du cheveu, les scientifiques peuvent générer un profil chimique continu au fil du temps, reconstituant ainsi l’historique d’exposition d’une personne ou d’un animal.

Pourquoi les cheveux sont un outil exceptionnel de biosurveillance
Un simple cheveu permet non seulement d’obtenir des renseignements temporels détaillés sur l’exposition aux métaux, mais il présente également de nombreux autres avantages dans le cadre d’un programme de biosurveillance. Les cheveux (et les vibrisses) peuvent être prélevés sans mise à mort et, dans la plupart des cas, sans procédure invasive. Aucune méthode particulière de conservation n’est nécessaire : il suffit de les déposer dans une enveloppe. Les cheveux peuvent se conserver pendant des centaines, voire des milliers d’années. Leur expédition est simple puisque l’échantillon est extrêmement léger. Toutefois, il est important de s’assurer que les permis appropriés sont obtenus pour la collecte des cheveux, puisqu’il s’agit toujours d’un tissu biologique.
Une nouvelle fenêtre sur la biologie
Qu’il s’agisse de suivre l’état nutritionnel, de mieux comprendre une exposition à des contaminants ou d’évaluer un stress physiologique, le simple cheveu devient un puissant outil d’investigation. Il passe du statut de fibre passive à celui d’archive chronologique que les chercheurs, les cliniciens et les innovateurs comme TrichAnalytics peuvent interpréter avec une précision remarquable.
Dans un monde obsédé par les données en temps réel, les cheveux nous rappellent que le passé n’est jamais véritablement perdu : il continue de pousser discrètement, un cheveu à la fois.
Restez à l’affût de nouvelles histoires fascinantes révélées par les cheveux, notamment quelques récits issus de l’expédition Franklin de 1845.
Figure sur le poil d’ours adaptée de : Noel et al. (2015), « Using laser ablation inductively coupled plasma mass spectrometry (LA-ICP-MS) to characterize copper, zinc and mercury along grizzly bear hair providing estimate of diet », Science of the Total Environment 529: 1–9.
Avis important
Ce document a été initialement rédigé en anglais puis traduit en français à l’aide de l’intelligence artificielle. Malgré le soin apporté à cette traduction, certaines erreurs ou imprécisions peuvent subsister.